Voyage sensoriel à Bruxelles

Image: les modelages, réalisés en transe tranquille, lors du voyage hypnotique.

Dimanche 26 février 2017, Bruxelles, un voyage sensoriel en deux temps:
« Rêve éveillé fantasmatique », suivi de « Touche mon é-moi ».

DESCRIPTION DES ATELIERS

Rêve éveillé fantasmatique (16h-18h, Ysel)

L’atelier « Rêve éveillé fantasmatique », proposé à Erosphère Paris 2016, emmène les participants à la découverte de leurs fantasmes les plus surprenants, grâce à la modification de l’état de conscience, mais aussi grâce au rituel.

La version de l’atelier présentée ici est plus épurée, moins spectaculaire que celle du festival.

Dans le rêve éveillé fantasmatique, tout est possible. Tout est permis. Tout est présent. Tout est sensoriel, sensuel, dans un paysage intérieur singulier et secret.

Les contacts physiques dans le workshop sont limités aux mains. Chacun veille à conserver son propre espace et à respecter celui des autres participants, y compris dans les interactions.

L’énergie du groupe amplifie le voyage individuel.

Atelier d’Erosphère: ici
Commentaires sur l’atelier d’Erosphère: ici

Commentaires sur l’atelier de Bruxelles: ici

***

Massage « Touche mon é-moi » (19h-21h, Elisabetta)

Elisabetta est praticienne en massage de bien-être.

Nous avons cessé notre collaboration.

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Hong Sungchul
Image des mains: Hong Sungchul

4 réflexions sur « Voyage sensoriel à Bruxelles »

  1. … Joli Voyage Sensoriel à Bruxelles guidé tour à tour par Ysel et Elisabetta … Pour ma part, j’aimerais beaucoup avoir l’occasion d’aller encore plus loin après cette première exploration … affaire à suivre et encore merci, à nos deux charmantes guides et au groupe … Arthy

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    1. Il y aura d’autres voyages de groupe, pour poursuivre l’aventure, pas après pas…
      Si tu désires aller plus vite et plus loin il y’a aussi la possibilité d’un voyage individuel.
      A bientôt! Et merci pour tes mots 🙂
      Ysel

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  2. « Rêve éveillé fantasmatique » (avec Ysel)

    Un beau voyage dans mes paysages intérieurs, avec un itinéraire un peu différent de mes escapades habituelles car cette fois-ci je me laisse guider par les propositions d’Ysel. Les yeux fermés sous mon bandeau, je largue les amarres au fil des respirations, avec comme point de départ les deux mots qui me sont venus : “oiseau” et “obscur”.

    Rester dans cette transe tout en étant assez concentrée pour évoquer les lieux et les possibilités auxquels Ysel nous invite, toujours un peu délicat pour moi (ce &@**$ d’escalier, par exemple, tiens) …

    Mes mains chauffent chacune une petite barre de pâte à modeler, les pétrissant avec énergie, jusqu’à ce que je me contente de les garder au creux de mes paumes refermées.

    “Observer le palier en haut de l’escalier, mais ne pas encore entamer l’ascension”, si je me rappelle bien… plus facile à dire qu’à faire, et c’est donc dans une relative obscurité que je me retrouve soudainement en train d’avancer en trébuchant le long d’un étroit tunnel courbe fait de pierres sombres, avec quelques marches occasionnelles qui se présentent au hasard. Je me déplace comme si mon corps s’était éloigné d’environ 45º de la verticale vers la gauche, ce qui ne facilite pas ma progression.

    La tension ressentie pour maintenir le cadre scénique s’estompe lorsque je m’autorise à laisser les notions d’escalier, de palier et d’éventuelles portes vivre leur vie ; l’image se stabilise, devient plus nette dans ce monde sombre et souterrain qui s’élève cependant vers le haut. Une porte unique se présente, arrondie, ancienne, faite de bois massif, avec une serrure un peu rouillée pourvue d’une clef de fer, le choix est donc simple… je continue donc ma progression vers cette porte. Je n’ai pas à l’ouvrir, je suis déjà de l’autre côté. Soudain, je me trouve nez-à-nez, ou plutôt nez-à-bec avec un harfang des neiges.

    D’un commun accord, nous continuons le voyage ensemble, fusionnant très vite. Les ailes du harfang effleurent les parois du tunnel, ses yeux et les miens ne font plus qu’un. Mon corps humain est resté quelque part derrière nous et il n’y a plus que ce vol silencieux qui parcourt le tunnel sans laisser aucune trace.

    Parfois, au loin, une petite lueur jaune orange qui grandit lorsque nous nous en approchons, bordée de bleu-violet presque électrique.

    Puisqu’il faut continuer vers le haut, continuons. L’embryon d’escalier se transforme en plan incliné qui s’enroule comme une spirale enchassée dans ce qui ressemble vaguement à la flèche d’un château ou d’une cathédrale, et la lumière se fait graduellement plus forte. Plaisir de vivre ce vol puissant et régulier, de sentir la force des ailes aller à contre-courant de la gravité, entre les mondes de l’air et du minéral.

    Toute chose ayant une fin, la voix d’Ysel nous rappelle, tout se dissout et je sens à nouveau mon corps allongé sur le canapé.

    Je ne ressens pas de besoin particulier de bouger, ni d’aller vers les autres membres du groupe, mais ce serait tellement égoïste de me cantonner dans la paresse… alors, mon bandeau toujours en place, je laisse la boule de pâte à modeler me guider. Mes mains rencontrent d’autres mains, des morceaux de pâte s’échangent, sont touchés, remodelés. Parfois ma boule m’amène près de quelqu’un mais je dois explorer avec une main pour reconnaître une épaule ou un bras qui me mènera à la main qui doit être au bout …

    Quelqu’un murmure à mon oreille qu’on s’est déjà recontrés, moi je ne peux pas le savoir, comme je ne vois rien. Ma boule avait peut-être envie de revoir cette personne …

    La bande sonore résonne en moi et j’émet un son, assez continu, qui pour moi remplace les mots, qui sont clairement aux abonnés absents. Près de moi, deux autres voix viennent se mêler à la mienne, je me sens bien, nous avons trouvé un langage commun pour cet instant de partage.

    Puis j’enlève enfin mon bandeau et je regarde ce qu’est devenue la boule dans ma main. C’est un mélange de plusieurs couleurs, elle n’est pas vraiment sphérique, mais je la trouve bien comme elle est.

    Sur les instructions d’Ysel, je me concentre sur elle, et j’inspire profondément, ce qui forme une belle image dans mon esprit, un peu comme un soleil en bas-relief, avec de larges rayons ondulés, dans des teintes de sable allant d’un jaune d’or pâle à un rose clair presque transparent. J’inspire encore deux fois, mais je ne vois plus qu’un champ de sable semé de petites sphères de sable.

    C’est donc que le flot a laissé la place au jusant, et la boule de pâte s’est libérée de tout ce dont elle s’était chargée au cours des échanges avec les autres, il est temps de la poser sur le plat que nous tend Ysel.

    Gratitude et sentiment chaleureux envers tous les autres voyageurs avec qui j’ai partagé une très belle expérience, dans l’espace serein préparé et “tenu” pour nous tous par Ysel et Elisabetta, que je remercie pour leur force et leur présence.

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